L'Esprit des Lettres : le père Thierry-Dominique Humbrecht pour son livre "L'évangélisation impertinente" (Parole et Silence).

Conférences - Approfondissement - Formation - Les Mercredis de l'IFT -

Conférences - Approfondissements - Formation - Les Mercredis de l'IFT - 

Par l'abbé Erwan Barraud
Révélation : "Je crois en... quelqu'un" 1/3
Adhésion : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » 2/3
Vie : « Jésus oui, l’Eglise non ? » 3/3

Fr. Norbert-Marie Sonnier, op
«Crois pour comprendre. Comprends pour croire» (Saint Augustin) 1/3
"Les philosophes peuvent-ils (vraiment) connaître Dieu ?" 2/3
« S’élever vers la contemplation de la vérité. » (St J-P II) 3/3

Par Mgr Pierre d'Ornellas
"Pourquoi attendre encore un Messie ?" 1/3
"La miséricorde se fait chair. Comment en vivre ?" 2/3
"Noël : Une lumière originale pour aujourd'hui ?"

Le Séminaire Saint Yves, dans les pas de Quentin

Soirée avec les Chrétiens d'Orient à Saint-Grégoire

Messe du soir de Noël

Vêpres solennelles de la Nativité

Bénédiction Urbi et Orbi : les voeux de fraternité du Pape François

Messe de l'Aurore

OFFICES DE NOEL 2018





NOËL 2018
Nativité du Seigneur









Lundi 24 décembre 2018
Messe de la Nuit de Noël
17 H 00 : Messe des Familles, église Saint Pierre à La Chapelle Chaussée
Veillée et Messe solennelle de la Nuit de Noël
19 H 30 : Messe solennelle en l'église de la Sainte Trinité à Tinténiac


Mardi 25 décembre 2018
Messes du Saint Jour de Noël
         
09 H 00 : Messe de l'Aurore, église de St Brieuc des Iffs
10 H 05 : Laudes du Saint Jour de Noël
10 H 30 : Messe du Jour de Noël, église de la Sainte Trinité à Tinténiac



Vivre le sacrement de la réconciliation et recevoir le pardon du Seigneur

samedi 22 de 10 h 30 à 12 h 15, église de la Ste Trinité, Tinténiac.
Lundi 24 de 11 h 00 à 12 h 00, église de la Sainte Trinité, Tinténiac


Messe de la nuit de Noël 2018

Messe de Noël pour les familles (2018)

Temps de l'Avent et de Noël : des éléments pour se préparer !

Et ça nous sépare de plus en plus (vidéo)

Le Temps de l'Avent
Le cardinal Jean Marie Lustiger présente (audio) :
  • le Temps de l'Avent  ICI 
  • Se préparer à la Nativité du Seigneur ICI 
(source : Instut Jean Marie Lustiger)

Lectures bibliques du Temps de l'Avent (Année B)
1er Dimanche        2ème Dimanche       3ème Dimanche    4ème Dimanche

Lectures Bibliques du Temps de l'Avent (Année C)
1er Dimanche        2ème Dimanche   3ème Dimanche     4ème Dimanche

Catéchèse 

Pour les enfants
Croire en Dieu (Vidéo)                                      L'Attente du Messie (Vidéo)
Les Prophètes de l'Avent (Vidéo)                      Saint Joseph (Vidéo)
Les Anges (Vidéo)                                             Marie, notre Mère (Vidéo)
L'Avent, une attente féconde                             Pour une Eglise Sainte (Vidéo) : péché et conversion
Pour les autres...
Ce qu'est l'Avent en vidéo

Elisabeth et la Vierge Marie (Vidéo)                  Pourquoi fait-on des crèches (Vidéo)
La crèche et la croix (Vidéo)                               Les Evangiles de l'Enfance (Vidéo)
Marie et Joseph (Vidéo)                                      Sauveur (Vidéo)
Le Messie (Vidéo)                                               Pourquoi Noël est-il fêté le 25 décembre ?
L'âne de la crèche a-t-il fait carrière ?(humour) par le cathologue (Vidéo)
L'Avent dans le Temps liturgique                        L'Année liturgique

Hymne pour le Temps de l'Avent, en écoute

O Viens Jésus O Viens Emmanuel                   Vienne la Rosée
Rorate caeli desuper                                         Toi qui viens pour tout sauver
Venez Divin Messie                                         Veni Veni Emmanuel

Office des Vêpres

Temps de la Nativité du Seigneur

A social network Christmas

Cantiques de Noël 

Adeste Fideles                            

Vivre l’Avent avec Internet


 Internet peut nous aider à vivre ce temps important de l’Avent ! 
Du calendrier de l’Avent en ligne à une préparation plus spirituelle, de nombreuses propositions existent… 
et remportent toujours plus de succès chaque année : 
L’Avent dans la Ville, par exemple, compte aujourd’hui plus de 100 000 inscrits !

Voeux de Noël de Mgr Pierre d'Ornellas

La différence entre Jésus et les autres fondateurs de religions

Est-ce qu'on peut prouver l'existence de Dieu ?

Comment Dieu s'est-il révélé ?

Raison et christianisme contemporain. Vigiles de l'espérance (1)

Pommes de terre à la bretonne et oeufs cocotte de « chez moi »

L'Orthodoxie, ici et maintenant - Prier avec les moines du Mont Athos

Attentat à Strasbourg : réaction de Mgr Ravel

Veillée de prière pour les victimes de l'attentat de Strasbourg

2e dimanche de l'Avent C - Intégrale

Messe du 9 décembre 2018

Gilets jaunes : « Seul le dialogue construit le lien social » par Mgr d’Ornellas

Gilets jaunes : « Seul le dialogue construit le lien social » par Mgr d’Ornellas
Publié le 08 décembre 2018  

    
Dans une tribune publiée dans Ouest France du 8 décembre 2018, Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes, s’interroge sur les causes du mouvement des Gilets jaunes et appelle à un dialogue qui « construit le lien social » et qui « élève l’Homme ».

"Le mot « dialogue » a été prononcé. Il est possible. Il est une chance pour la paix. Il est une force pour tous, sans exception. N’en faisons pas un jeu de dupe. Ne le méprisons pas.

La forte colère de tant de Françaises et de Français oblige au dialogue. La violence aveugle qui frappe des symboles de la République et de notre démocratie le rend urgent. Cette violence et cette colère expriment une souffrance et un désespoir qui appellent une réponse. Mais laquelle ? Et pour quelles fractures ? Fracture entre les Français, fracture entre le peuple et ses dirigeants, fracture entre le travail et la vie ?

Impossible de trouver la juste réponse sans un dialogue constructif ! Celle-ci ne viendra pas d’en haut seulement. Ni exclusivement d’en bas où la diversité est grande. C’est ensemble qu’il faut chercher la juste voie pour le bien de tous. Dans un vrai dialogue, nul ne prétend avoir la solution qui s’imposerait aux autres. Chacun vient au dialogue avec son expertise qui s’enrichit de celle d’autrui. Laissons-nous rassembler par le dialogue.

Certes, il y a une crise ! Laquelle ? Crise due à une nouvelle logique de classes : la « France périphérique » et la « France urbaine » ? La France de ceux qui travaillent pour produire et la France des startups ? Mais le développement économique a-t-il à lui seul la vertu d’entrainement pour toute la société ? Cette crise ne reflète-t-elle pas un mal-être plus profond que la question du pouvoir d’achat ? N’est-elle pas un appel à une authentique reconnaissance des personnes et à une juste solidarité collective ? Ne vient-elle pas d’une vision du progrès envisagé comme une fin en lui-même sans point de départ ni point d’arrivée ?

Nous devons innover en inventant la construction d’une société plus fraternelle et inclusive, moins jacobine et davantage attentive aux différences perçues comme des chances pour tous, aux territoires et à leur capacité créatrice, aux diverses sollicitudes envers les plus pauvres dont la parole est à écouter. Si la France est une communauté de destin, elle ne se définit pas comme une simple addition d’homo oeconomicus, ni comme un ensemble replié sur lui-même.

Redéfinissons ensemble nos valeurs communes sur lesquelles édifier notre fraternité. Cherchons ensemble la justice sociale dont le fruit est la paix. Discernons ensemble les enjeux cruciaux actuels, comme ceux de l’écologie et de la migration. « Tout est lié », dit justement le pape François.

Ne refusons pas le dialogue. L’empêcher relève du mépris envers celles et ceux qui sont en colère. En responsabilité de gouverner ou de représenter des secteurs de la société, le dialogue n’est jamais une faiblesse pourvu qu’on y cherche sincèrement le bien de tous pour aujourd’hui et demain. La violence ne mène à rien. Le dialogue est toujours fructueux. Les corps intermédiaires y ont une place indispensable. Ne faut-il pas les encourager pour que tout citoyen s’y sente légitimement représenté ? Le dialogue est alors efficace : il construit le lien social, il élève l’Homme".  Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et St Malo

Veillée de prière en communion avec les martyrs d'Algérie

Prière à la Vierge Marie avec le Pape François

Parole de Mgr d’Ornellas : les bienheureux martyrs d’Algérie


« La sainteté est le plus beau visage de l’Église. » Ce propos du pape François s’est illustré en Algérie. La béatification de Mgr Pierre Claverie et de ses 18 compagnons, le 8 décembre 2018 à Oran (Algérie), dévoile la beauté de l’Église.

Paru dans Église en Ille-et-Vilaine n°303 – Décembre 2018

Cette beauté est souvent masquée par les voiles, plus ou moins noirs de nos péchés, que nous posons sur l’Église, notre Mère. Cette beauté demeure aussi cachée en raison de la cécité des regards trop habitués ou enclins à voir les grandeurs qui brillent, souvent de façon artificielle, superficielle ou éphémère. Saint Paul n’a-t-il pas senti cette inclination erronée : « N’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est simple. » (Romains 12,16)

La béatification a lieu en terre d’Algérie !

Cela a un sens particulier. Petite Église par le nombre, elle vit dans une grande simplicité la proximité avec les frères et sœurs musulmans, partageant leurs joies et leurs souffrances. Au milieu d’eux, elle tâche de vivre l’amour pour Dieu et pour le prochain. Sans espoir de vocations, elle garde l’espérance en Dieu, le maître de l’histoire. Assurée dans sa foi au Christ, elle porte un regard de bonté sur chacun d’eux car elle sait que Dieu aime chacun. Habitée par l’Évangile, elle porte ainsi témoignage de Celui qui est venu pour tous : Jésus, « doux et humble de cœur », l’unique Sauveur du monde.
Le P. Alain Dieulangard, que Mgr d’Ornellas a bien connu,
conscient des risques pris en Algérie, écrivait :
« Comme les apôtres sur le lac, nous n’avons plus
qu’à crier vers le Seigneur pour le réveiller…
L’avenir est entre les mains de Dieu. »

J’ai bien connu l’un des dix-huit béatifiés, le père Alain Dieulangard, père blanc.

Il venait chaque année se reposer et prier à Notre-Dame de Vie. En effet, sa sœur, Madeleine, y vivait. Je me souviens du regard serein et du large sourire du père Alain. Je revois son recueillement avec ses yeux fermés. J’entends sa voix basse et me remémore son humble effacement. S’échappait de lui une Présence à laquelle il était livré. Se devinait en lui une espérance pleine de silence devant le mystère de la si petite présence chrétienne face à la violence qui pouvait surgir à tout instant.

Sans difficulté, je reconnais le père Alain dans le témoignage donné par Amar : « Quand le Père Alain commence à me parler de Dieu, je me rappelle qu’il ferme les yeux et, avec douceur, il lâche ses mots à voix si basse qu’il me faut tendre l’oreille : il faut aimer Dieu notre Père, notre refuge et notre vie, en aimant aussi nos frères dans le Seigneur Jésus- Christ ; c’est ce qu’il nous répète sans cesse. »

Né à Saint-Brieuc le 21 mai 1919, le père Alain fut assassiné le 27 décembre 1994.

Avant sa mort, il écrit : « Comme les apôtres sur le lac, nous n’avons plus qu’à crier vers le Seigneur pour le réveiller… L’avenir est entre les mains de Dieu. »

Le père Alain est qualifié d’« homme de Dieu, recherchant l’absolu », mais humblement, discrètement, doucement…
Le père Alain est qualifié d’« homme de Dieu, recherchant l’absolu », mais humblement, discrètement, doucement… Il est reconnu comme martyr ainsi que les 18 autres béatifiés. Ils ont versé leur sang sur la terre où vivent les Algériens. L’un d’eux, musulman, a mêlé son sang à l’un des martyrs : le chauffeur de Mgr Claverie. Ils sont signe de l’amour de Dieu qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils » (Jean 3,16). Oui, Dieu a « donné » son Fils unique aux fils et filles d’Algérie. Quel amour du Père dans ce don ! Quel amour du Fils, né de Marie, Jésus, pour les Algériens à qui il a été envoyé et demeure présent par son Église !

Ces dix-neuf martyrs, fils et filles de cœur de l’Algérie, attestent que l’Église y est « sacrement de la charité du Christ », comme l’y a invité le pape François. Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et St Malo

31e dimanche ordinaire B - Evangile

Séance d'ouverture de l'assemblée des évêques à Lourdes du 3 novembre 2018

Prière du Bienheureux Charles de Foucauld

Fais de moi ce qu'il te plaira. 
Quoique tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse et en moi en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur parce que je t'aime,
et ce m'est un besoin d'amour de me donner,
de me remettre entre tes mains sans mesure avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.
Bienheureux Charles de Foucauld

Prière de Saint Anselme

Mon Dieu, tu es toute Tendresse pour moi.
Je te le demande par ton Fils bien-aimé
accorde-moi de me laisser emplir de Miséricorde
et d'aimer tout ce que tu m'inspires.
Donne-moi de compatir à ceux qui sont dans l'affliction,
et d'aller au secours de ceux qui sont dans le besoin.

Donne-moi de soulager les malheureux,
d'offrir un asile à ceux qui en manquent,
de consoler les affligés, d'encourager les opprimés.
Donne-moi de pardonner à celui qui m'aura offensé,
d'aimer ceux qui me haïssent,
de rendre toujours le bien pour le mal,
de n'avoir de mépris pour personne,
et d'honorer tous les hommes.
Saint Anselme (1033-1109)

Lectio Divina avec le prophète Elie

 « Dans l’histoire religieuse de l’ancien Israël, les prophètes ont joué un rôle de grande importance par leur enseignement et leur prédication. Parmi eux, ressort la figure d’Elie, suscité par Dieu pour conduire le peuple à la conversion. Son nom signifie « le Seigneur est mon Dieu » et c’est en accord avec ce nom que se déroule toute sa vie, consacrée tout entière à provoquer dans le peuple la reconnaissance du Seigneur comme unique Dieu. D’Elie, le Siracide dit : « Le prophète Elie se leva comme un feu, sa parole brûlait comme une torche » (Si 48, 1)
Avec cette flamme, Israël retrouve son chemin vers Dieu. Dans son mystère, Elie prie : il invoque le Seigneur afin qu’il ramène à la vie le fils d’une veuve qui l’avait accueilli (cf. 1 R 17, 17-24), il crie à Dieu sa lassitude et son angoisse tandis qu’il fuit dans le désert, recherché et condamné à mort par la reine Jézabel (cf. 1 R 19, 1-4), mais c’est surtout sur le mont Carmel qu’il montre toute sa puissance comme intercesseur lorsque, devant tout Israël, il prie le Seigneur pour qu’il se manifeste et convertisse le cœur du peuple. C’est l’épisode raconté dans le chapitre 18 du Premier Livre des Rois, sur lequel nous nous arrêtons aujourd’hui.
Élie prie le Seigneur pour qu’il se manifeste et convertisse le cœur du peuple. Nous nous trouvons dans le royaume du Nord, au IXe siècle av. J. C., au temps du roi Achab, à un moment où en Israël s’était créée une situation de syncrétisme ouvert. A côté du Seigneur, le peuple adorait Baal, l’idole rassurante dont venait – pensait-on – le don de la pluie et auquel était attribué pour cette raison le pouvoir de donner la fertilité aux champs et la vie aux hommes et au bétail. 
Tout en prétendant suivre le Seigneur, Dieu invisible et mystérieux, le peuple recherchait aussi la sécurité chez un dieu compréhensible et prévisible, dont il pensait pouvoir obtenir la fécondité et la prospérité en échange de sacrifices. Israël était en train de céder à la séduction de l’idolâtrie, la tentation continuelle du croyant, ayant l’illusion de pouvoir «servir deux maîtres» (cf. Mt 6, 24 ; Lc 16, 13), et de faciliter les chemins impraticables de la foi dans le Tout-Puissant en plaçant également sa confiance dans un dieu impuissant fait par les hommes.
Élie et les prophètes de Baal au mont Carmel, Élie et les prophètes de Baal au mont Carmel. C’est justement pour démasquer la stupidité trompeuse d’une telle attitude qu’Elie fait se réunir le peuple d’Israël sur le mont Carmel et le place face à la nécessité de faire un choix : « Si le Seigneur est Dieu, suivez-le ; si c’est Baal, suivez-le » (1 R 18, 21). 
Et le prophète, porteur de l’amour de Dieu, n’abandonne pas son peuple face à ce choix, mais il l’aide en indiquant le signe qui révélera la vérité : lui d’un côté et les prophètes de Baal de l’autre prépareront un sacrifice et prieront, et le vrai Dieu se manifestera en répondant par le feu qui consumera l’offrande. Ainsi commence la confrontation entre le prophète Elie et les disciples de Baal, qui est en réalité entre le Seigneur d’Israël, Dieu de salut et de vie, et l’idole muette et sans consistance, qui ne peut rien faire, ni en bien ni en mal (cf. Jr 10, 5). 
Et commence aussi la confrontation entre deux manières complètement différentes de s’adresser à Dieu et de prier. Les prophètes de Baal, en effet, crient, s’agitent, dansent en sautant, entrent dans un tel état d’exaltation qu’ils en viennent à s’inciser le corps, « avec des épées et des lances jusqu’à l’effusion du sang » (1 R 18, 28). Ils ont recours à eux-mêmes pour interpeller leur dieu, en faisant confiance à leurs propres capacités de provoquer sa réponse. Ainsi se révèle la réalité trompeuse de l’idole : il est pensé par l’homme comme quelque chose dont on peut disposer, que l’on peut gérer avec ses propres forces, auquel on peut accéder à partir de soi-même et de sa propre force vitale. 
L’adoration de l’idole, au lieu d’ouvrir le cœur humain à l’Altérité, à une relation qui libère et permet de sortir de l’espace étroit de son propre égoïsme pour accéder à des dimensions d’amour et de don réciproque, enferme la personne dans le cercle exclusif et désespérant de la recherche de soi. Et la tromperie est telle que, en adorant l’idole, l’homme se retrouve contraint à des actions extrêmes, dans la tentative illusoire de le soumettre à sa propre volonté. 

Cathédrale de Laon

Vie Spirituelle : "Prier avec Saint Alphonse Marie de Ligori"

L'évêque Saint Alphonse Marie de Ligori 
« (…) Saint Alphonse Marie de Ligori est l’un des saints les plus populaires du XVIIIe siècle, en vertu de son style simple et immédiat et de sa doctrine sur le sacrement de la Pénitence : à une période de grand rigorisme, fruit de l’influence janséniste, il recommandait aux confesseurs d’administrer ce Sacrement en manifestant le baiser glorieux de Dieu le Père qui dans sa miséricorde infinie ne se lasse jamais d’accueillir le fils repenti. (…) 
Son traité Le Grand Moyen de la Prière, qu’il considérait comme le plus utile de tous ses écrits, remonte à l’année 1759. En effet, il décrit la prière comme «le moyen indispensable et sûr d’obtenir le salut éternel et toutes les grâces dont nous avons besoin» (Introduction). 
Dans cette phrase est résumée la façon propre à saint Alphonse de concevoir la prière. Avant tout, en disant qu’il s’agit d’un moyen, il nous rappelle l’objectif à atteindre : Dieu a créé par amour, pour pouvoir nous donner la vie en plénitude; mais cet objectif, cette vie en plénitude, à cause du péché s’est, pour ainsi dire, éloignée — nous le savons tous — et seule la grâce de Dieu peut la rendre accessible. 
Pour expliquer cette vérité fondamentale et faire comprendre de façon certaine combien le risque est réel pour l’homme de «se perdre», saint Alphonse avait forgé une célèbre maxime, très élémentaire, qui affirme: «Celui qui prie se sauve certainement, celui qui ne prie pas se damne certainement!». 
Pour commenter cette phrase lapidaire, il ajoutait: «Sans la prière, il est très difficile et même impossible, de faire son salut... mais, par la prière, ce salut devient assuré et très facile» (II, Conclusions). Il dit encore: «Si nous ne prions pas, nous sommes inexcusables, parce que la grâce de la prière est accordée à chacun... si nous ne faisons pas notre salut, ce sera entièrement de notre faute, et pour la seule raison que nous n’aurons pas prié!» (ibid.) 
En disant donc que la prière est un moyen nécessaire, saint Alphonse voulait faire comprendre que dans toutes les situations de la vie, on ne peut se passer de prier, en particulier dans les moments d’épreuve et de difficultés. 
Nous devons toujours frapper avec confiance à la porte du Seigneur, en sachant qu’en tout Il prend soin de ses fils, de nous. C’est pourquoi nous sommes invités à ne pas craindre d’avoir recours à Lui et de lui présenter avec confiance nos requêtes, dans la certitude d’obtenir ce dont nous avons besoin. 
Chers amis, telle est la question centrale: qu’est-ce qui est véritablement nécessaire dans ma vie? Je réponds avec saint Alphonse: «La santé et toutes les grâces que celle-ci exige» (ibid); naturellement, il entend non seulement la santé du corps, mais surtout aussi celle de l’âme, que Jésus nous donne. (…) 
Souvent, nous reconnaissons le bien, mais nous ne sommes pas capables de le faire. Avec la prière, nous pouvons y parvenir. Le disciple du Seigneur sait qu’il est exposé à la tentation et ne manque pas de demander de l’aide à Dieu dans la prière, pour la vaincre. (…) 
Nous aussi, conscients de notre faiblesse, nous devons demander l’aide de Dieu avec humilité, en ayant confiance dans la richesse de sa miséricorde. 
Dans un autre passage, saint Alphonse dit: «Nous sommes dépourvus de tout mais, si nous prions, nous ne sommes plus pauvres. Si nous sommes pauvres, Dieu est riche» (II, 4). 
Et, sur les traces de saint Augustin, il invite chaque chrétien à ne pas avoir peur d’obtenir de Dieu, à travers les prières, cette force qu’il n’a pas, et qui lui est nécessaire, pour faire le bien, dans la certitude que le Seigneur ne refuse pas son aide à celui qui le prie avec humilité (cf. III, 3). 
Chers amis, saint Alphonse nous rappelle que la relation avec Dieu est essentielle dans notre vie. Sans la relation avec Dieu, manque la relation fondamentale et la relation avec Dieu se réalise en parlant avec Dieu, dans la prière personnelle quotidienne et à travers la participation aux sacrements, et ainsi, cette relation peut croître en nous, et peut aussi croître en nous la présence divine qui oriente notre chemin, l’illumine et le rend sûr et serein, même au milieu des difficultés et des dangers.». 
Source : Vatican

Pour un examen de conscience le soir

Pape François lors de l’audience Générale

« Je considère que les péchés les plus graves (…) sont ceux qui concernent les contre-vérités et les mensonges, et ils sont trois : la désinformation, la calomnie et la diffamation. 
La calomnie c’est un péché mortel, mais l’on peut toujours arriver à la faire reconnaître comme telle. 
La diffamation c’est un péché mortel, mais on peut arriver à dire que c’est une injustice, car si une personne a fait quelque chose par le passé, elle a pu se repentir, changer de vie. Mais la désinformation c’est ne dire que la moitié des choses, celles qui me conviennent, et ne pas dire l’autre moitié : de sorte que celui qui regarde la télévision ou écoute la radio ne peut se forger correctement une opinion, parce qu’ils n’a pas tous les éléments pour, parce qu'on fuir ces trois péchés (…) mais de rechercher avec une passion sincère pour le bien et la vérité »

ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

Mardi 14 Août : 

  • 18 h 00, église St Pierre (Québriac)
  • 19 h 30 : sacrement de la réconciliation, église de la Sainte Trinité à Tinténiac
Mercredi 15 Août : 

  • 10 h 30, Fontaine de l’Ecuellée (St Symphorien)
  • 15 h 00, prière Mariale en la chapelle Notre Dame (Jardin Notre Dame, près de l’église de Tinténiac)
  • 16 h 00, Office des Vêpres en l’église de la Sainte Trinité (Tinténiac)
  • Procession aux flambeaux du 15 août  avec les Petites Soeurs des Pauvres à St Pern : mercredi 15 août à 21 h 30 

17e dimanche ordinaire B - Intégrale

Mgr Emmanuel : Les chrétiens d'Orient ne sont pas des étrangers sur leur...

Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vezelay

Une rencontre au service du dialogue : Jean-Marie Lustiger et Elie Wiesel

La mollesse de la transmission de la foi catholique / Père Thierry Dominicain

Sainte Anne d'Auray

« Dieu veut que je sois honorée ici. » dit Sainte Anne à Yvon Nicolazic. Tous l’ont admis et avec joie depuis si longtemps, car, comme le dit un des cantiques à Sainte Anne : « Quelle gloire et quelle joie pour nous quelle soit venue nous prendre pour tes enfants. » Mais dans quel but ? Pour quelle mission ? Car lorsque Dieu choisit, appelle, c’est toujours pour une mission précise comme le montrent l’appel des prophètes ou des apôtres. Sainte Anne elle-même reprendra le mot « choisir » dans l’un de ces messages : «  J’ai choisi ce lieu par inclination. »

 Suivra donc une mission particulière pour Yvon Nicolazic d’abord, puis pour tous ceux qui reconnaissent le message donné ici. Un message important que le Pape Jean-Paul II reprendra, rappellera à tous ceux qui étaient présents ici le 20 Septembre 1996 : appel à approfondir l’héritage de la foi reçue des ancêtres, appel à le transmettre, appel à approfondir la parole de Dieu, appel à bâtir l’Eglise, appel à la mission universelle, appel aux familles pour qu’elles transmettent et défendent la vie sous toutes ses formes.

En venant ici, Jean-Paul II a réactualisé le message reçu ici au début du XVIIème siècle.

L’Eglise a sans cesse le souci d’actualiser, de concrétiser le message de l’Evangile pour que les chrétiens puissent le vivre dans le temps qui est le leur.


 Sainte Anne
nous te prions.
Sois la gardienne
de la foi en nos coeurs,
de la grâce en nos âmes,
de la solidité de nos foyers,
de l’amour dans nos familles,
de la réconciliation dans l’Eglise,
de la Paix dans le monde.
Garde vivante en nous
la vertu d’Espérance,
comme cette flamme
qui brûle devant toi,
patiente et persévérante
prolongeant notre prière.
Sainte Anne veille sur nous. Amen.




Sainte Anne,
pendant des années, avec Joachim,
vous avez attendu la venue d’un enfant.

Après ce temps d’épreuve,
de votre union est née Marie l’Immaculée.

Tu es apparue à Yvon Nicolazic qui,
avec sa femme Guillemette espérait une naissance
depuis une dizaine d’années.

Tu as comblé de joie ce couple fidèle à te prier,
puisque quatre enfants sont nés à leur foyer.

Sainte Anne, nous te demandons d’entendre notre prière,
Pour que notre attente soit comblée.

Tu sais notre désir de donner la vie,
d’être parents,de voir des enfants s’épanouir dans notre foyer.

Nous les éduquerons dans la foi en Jésus Sauveur,
dans l’espérance de vivre avec toi près de Marie
dans la gloire du ciel,
dans l’amour du Seigneur et de nos frères.

Sainte Anne,
nous avons confiance en toi.
Intercède pour nous.


Messe en mémoire du père Hamel : homélie de Mgr Lebrun

Deux ans après l'assassinat du père Hamel, l'émotion demeure.

BREF HISTORIQUE DE L’ANCIENNE EGLISE PRIEURALE NOTRE DAME EN TINTENIAC

BREF HISTORIQUE DE L’ANCIENNE EGLISE PRIEURALE NOTRE DAME EN TINTENIAC

  « La présence d’une communauté chrétienne remonterait vraisemblablement au 3ème ou 4ème siècle. Une première église fut édifiée là où se trouve l’actuelle église, elle-même remplaçant l’ancienne église et la chapelle du prieuré attenante au 11ème siècle. 
Au 6ème siècle des bretons s’installèrent à Tinténiac sous l’autorité de St Méloir, disciple de Saint Sansom évêque-Abbé de Dol de Bretagne. Saint Méloir occupa avec ses disciples le lieu-dit « St Méloir des bois ». Saint Sansom vint de temps en temps les visiter. 
Plus tard, ils formèrent une paroisse qui se rattacha au diocèse de Dol de Bretagne jusqu’à la Révolution Française. Au 7ème siècle la paroisse de Tinténiac allait de St Domineuc à Cardroc jusqu’à la Baussaine ainsi qu’à Saint Gondran et la Chapelle Chaussée. 
L’ermite Saint Dommech, fondateur de St Domineuc reçut la visite du Saint évêque Malo. Les chrétiens en ces lieux se rassemblaient en l’église de Tinténiac aux jours de grandes fêtes : Noël, Pâques, Pentecôte. La paroisse faisait partie du diocèse de Saint Malo.

Dès le 13ème siècle, Tinténiac accueillait ainsi de nombreux pèlerins de passage, allant soit à St Méen, soit au Mont Saint Michel. Mais Tinténiac était aussi un lieu de pèlerinage puisque le sanctuaire Notre Dame attirait de nombreux pèlerins. 
Déjà aux environs du 7ème siècle, la paroisse s’était mise sous la protection de la Vierge Marie, Mère de Dieu et le sanctuaire obtint une certaine renommée : de nombreux pèlerins, dont l’évêque Saint Pair d’Avranches vinrent y prier. Le saint évêque Pair y fit même un miracle. 
Ainsi durant le Moyen Age, les pèlerins venaient dans l’église prier devant l’image de Notre Dame puis allaient vers le Pont-l’abbesse boire à la fontaine Sainte Marie. Durant tout le Moyen Age et jusqu’au 13ème siècle, les pèlerins vinrent donc prier et honorer la Mère de Dieu. Des hôtelleries s’établirent pour accueillir ceux-ci et une maison de secours pour les pauvres fut fondée. 
Au village de la Madeleine, il y avait un hôpital tenu d’abord par les Chevaliers du Temple (ou « Templiers) puis par les frères hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem en 1211. Ils accueillaient aussi les pèlerins. 

En 1040, le Duc Alain III fit don de la paroisse à sa sœur Adèle, Abbesse de l’abbaye Saint Georges à Rennes. Ainsi l’abbesse de St Georges reconstruisit entièrement l’église au début du 12ème  siècle. Orientée Est-Ouest (le prêtre célébrant tourné vers l’astre levant, le Christ Jésus), elle avait une forme rectangulaire dans un style roman et se terminant par une abside. Le prieuré attenant à l’église avait sa chapelle prohibitive [privée] au Nord servant aux religieuses pour prier l’Office divin. La Mère abbesse de Saint Georges venait rendre la « justice » le mercredi matin, jour du marché. 
Dans la moitié du 14ème siècle, l’église vécue de nombreuses modifications architecturales. Une école est attestée dans l’acte de fondation du prieuré de Tinténiac avec la signature d’un maître d’école en 1028 et 1033. Elle se situait au chevet de l’église (ou abside, fond de l’église). 
Celle-ci avait un maître autel, dédié à Notre Dame jusqu’en 1740, ensuite à la Sainte Trinité, elle possédait deux autels latéraux : un autel dédié à Saint Louis (statue se trouvant dans l’actuelle église), un autre autel dédié à St Nicolas ». 

Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire

Cathédrale Saint Samson de Dol

Église Saint-Maclou de Rouen

Vie Spirituelle : "En apprenant à prier je nourris ma prière, en m’adressant à Dieu comme Père et en priant-avec-les-autres, en priant avec l’Église"

« (…) Comment puis-je apprendre à prier, comment puis-je grandir dans ma prière ? 
En regardant le modèle que nous a enseigné Jésus, le Notre Père, nous voyons que le premier mot est « notre » et le deuxième est « Père ». 
La réponse est donc claire : en apprenant à prier je nourris ma prière, en m’adressant à Dieu comme Père et en priant-avec-les-autres, en priant avec l’Église, en acceptant le don de ses mots, qui deviennent peu à peu familiers et riches de sens. 
Le dialogue que Dieu établit avec chacun de nous, et nous avec Lui, dans la prière inclut toujours un « avec » : on ne peut pas prier Dieu de manière individualiste. Dans la prière liturgique, surtout l’Eucharistie, et — formés par la liturgie — dans toute prière, nous ne parlons pas uniquement en tant qu’individus, mais nous entrons dans le « nous » de l’Église qui prie. Et nous devons transformer notre « moi » en entrant dans ce « nous ».
Je voudrais rappeler un autre aspect important. Dans le Catéchisme de l’Église catholique nous lisons : « Dans la liturgie de la Nouvelle Alliance, toute action liturgique, spécialement la célébration de l’Eucharistie et des sacrements, est une rencontre entre le Christ et l’Église » (n. 1097) ; donc c’est le « Christ total », toute la Communauté, le Corps du Christ uni à son Chef qui célèbre. 
La liturgie n’est alors pas une sorte d’« auto-manifestation » d’une communauté, mais c’est en revanche une manière de sortir du simple « être-soi-même », être enfermés en soi-même, et d’accéder au grand banquet, d’entrer dans la grande communauté vivante, dans laquelle Dieu lui-même nous nourrit. 
La liturgie implique universalité et ce caractère universel doit entrer toujours à nouveau dans la conscience de tous.
La liturgie chrétienne est le culte du temple universel qu’est le Christ ressuscité, dont les bras sont ouverts sur la croix pour attirer tous les hommes dans l’accolade d’amour éternel de Dieu. C’est le culte du ciel ouvert. Ce n’est jamais seulement l’événement d’une communauté singulière, ayant une place particulière dans le temps et dans l’espace. 
Il est important que tout chrétien se sente et soit réellement inséré dans ce « nous » universel, qui fournit le fondement et le refuge au « moi », dans le Corps du Christ qu’est l’Église.
En cela, nous devons avoir à l’esprit et accepter la logique de l’incarnation de Dieu : il s’est fait proche, présent, en entrant dans l’histoire et dans la nature humaine, en se faisant l’un de nous. Et cette présence se poursuit dans l’Église, son Corps.
Autel  du 6è ou 7è siècle pour la célébration de l'Eucharistie
La liturgie n’est alors pas le souvenir d’événements passés, mais la présence vivante dans le Mystère pascal du Christ qui transcende et unit les temps et les espaces. Si dans la célébration n’émerge pas la place centrale du Christ, nous n’aurons pas une liturgie chrétienne, totalement dépendante du Seigneur et soutenue par sa présence créatrice. Dieu agit par l’intermédiaire du Christ et nous ne pouvons agir que par son intermédiaire et en Lui. 
Chaque jour doit croître en nous la conviction que la liturgie n’est pas notre « action », mon « action » mais l’action de Dieu en nous et avec nous. Par conséquent, ce n’est pas l’individu — prêtre ou fidèle — ou le groupe qui célèbre la liturgie, mais elle est avant tout action de Dieu à travers l’Église, qui a son histoire, sa riche tradition et sa créativité.
Cette universalité et ouverture fondamentale, qui est propre à toute la liturgie, est l’une des raisons pour laquelle elle ne peut pas être conçue ou modifiée par une communauté singulière ou par des experts, mais elle doit être fidèle aux formes de l’Église universelle. (…) 
Demandons au Seigneur de nous enseigner chaque jour à vivre la sainte liturgie, en particulier la Célébration eucharistique, en priant dans le «nous» de l’Eglise, qui porte son regard non pas sur elle-même, mais sur Dieu et en sentant que nous sommes une partie de l’Eglise vivante de tous les lieux et de tous les temps. Merci". 
Extrait de la catéchèse du Pape Benoît XVI du 03 octobre 2012
Source : Vatican 

Saint Benoît

Vie Spirituelle : "la prière chrétienne consiste à nous tourner constamment et de manière toujours nouvelle vers le Christ"

Christ pantocrator -Basilique Sainte-Sophie (Istanbul)
« (…) La sainte liturgie, qui — comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique — est « participation à la prière du Christ, adressée au Père dans l’Esprit Saint. En elle toute prière chrétienne trouve sa source et son terme » (n. 1073). Je voudrais aujourd’hui que nous nous demandions : dans ma vie, est-ce que je réserve une place suffisante à la prière et, surtout, quelle place a dans ma relation avec Dieu la prière liturgique, en particulier la Messe, comme participation à la prière commune du Corps du Christ qui est l’Église ? 
En répondant à cette question, nous devons nous rappeler tout d’abord que la prière est la relation vivante des fils de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ et avec l’Esprit Saint (cf. ibid., n. 2565). La vie de prière consiste donc à être de manière habituelle en présence de Dieu et à en avoir conscience, à vivre en relation avec Dieu comme nous vivons les relations habituelles de notre vie, celles avec les membres les plus chers de notre famille, avec nos vrais amis ; c’est même cette relation avec le Seigneur qui donne la lumière à toutes nos autres relations. 
Cette communion de vie avec Dieu, Un et Trine, est possible car à travers le baptême nous avons tous été insérés dans le Christ, nous avons commencé à être un avec Lui (cf. Rm 6, 5). En effet, ce n’est qu’en Christ que nous pouvons dialoguer avec Dieu le Père comme des fils, autrement cela n’est pas possible, mais en communion avec le Fils nous pouvons nous aussi dire, comme Il l’a dit : « Abbà ». En communion avec le Christ nous pouvons connaître Dieu comme Père véritable (cf. Mt 11, 27). 
C’est pourquoi la prière chrétienne consiste à nous tourner constamment et de manière toujours nouvelle vers le Christ, à parler avec Lui, à demeurer en silence avec Lui, à l’écouter, à agir et à souffrir avec Lui. Le chrétien redécouvre sa véritable identité en Christ, « premier-né de toute créature », dans lequel toute chose subsiste (cf. Col 1, 15sq). En m’identifiant à Lui, en étant un avec Lui, je redécouvre mon identité personnelle, celle de véritable fils qui regarde Dieu comme un Père plein d’amour.
Mais n’oublions pas : nous découvrons le Christ, nous le connaissons comme Personne vivante, dans l’Église. Celle-ci est « son Corps ». Cette corporéité peut être comprise à partir des paroles bibliques sur l’homme et sur la femme : les deux seront une seule chair (cf. Gn 2, 24 ; Ep 5, 30sq ; 1 Co 6, 16s). Le lien indissoluble entre le Christ et l’Église, à travers la force unifiante de l’amour, n’annule pas le « toi » et le « moi », mais les élève au contraire à leur unité la plus profonde. 
Trouver sa propre identité en Christ signifie parvenir à une communion avec Lui, qui ne m’annule pas, mais qui m’élève à la plus haute dignité, celle de fils de Dieu dans le Christ : « L’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus » (Enc. Deus caritas est, n. 17). Prier signifie s’élever à la hauteur de Dieu, à travers une transformation progressive nécessaire de notre être. Ainsi, en participant à la liturgie, nous faisons nôtre la langue de la mère Église, nous apprenons à parler en elle et pour elle. 
Naturellement, comme je l’ai déjà dit, cela a lieu de manière progressive, peu à peu. Je dois me plonger progressivement dans les paroles de l’Église, avec ma prière, avec ma vie, avec ma souffrance, avec ma joie, avec ma pensée. C’est un chemin qui nous transforme". 
Extrait de la catéchèse du Pape Benoît XVI du 03 octobre 2012
Source : Vatican

Vie Spirituelle : "La liturgie est un domaine privilégié dans lequel Dieu parle à chacun de nous, ici et maintenant, et attend notre réponse"

Pape François célébrant l'Eucharistie
« Il y a encore un autre «espace» précieux, une autre «source» précieuse pour grandir dans la prière, une source d’eau vive très étroitement liée à la précédente. Je veux parler de la liturgie, qui est un domaine privilégié dans lequel Dieu parle à chacun de nous, ici et maintenant, et attend notre réponse. La première exigence pour une bonne célébration liturgique est qu’elle soit prière, écoute tout d’abord puis réponse. 
Qu’est-ce que la liturgie ? Si nous ouvrons le Catéchisme de l’Église catholique — aide toujours précieuse, dirais-je et indispensable — nous pouvons lire qu’à l’origine, le terme « liturgie » signifie « service de la part de/et en faveur du peuple » (n. 1069). Si la théologie chrétienne a emprunté ce mot du monde grec, elle l’a évidemment fait en pensant au nouveau Peuple de Dieu né du Christ, qui a ouvert ses bras sur la Croix pour unir les hommes dans la paix de l’unique Dieu. « Service en faveur du peuple », un peuple qui n’existe pas en soi, mais qui s’est formé grâce au Mystère pascal de Jésus Christ. 
En effet, le Peuple de Dieu n’existe pas en vertu de liens de sang, de territoire, de nation, mais il naît toujours de l’œuvre du Fils de Dieu et de la communion avec le Père qu’il nous obtient. Le Catéchisme indique en outre que « dans la tradition chrétienne (le mot “liturgie”) veut signifier que le Peuple de Dieu prend part à l’œuvre de Dieu » (n. 1069), car le Peuple de Dieu en tant que tel n’existe que par l’œuvre de Dieu. C’est ce que nous a rappelé le développement même du Concile Vatican II, qui débuta ses travaux, il y a cinquante ans (…) 

Sainte Anne d'Auray

Saints Louis et Zélie Martin : une année jubilaire à Alençon

Annonces du 15 juillet au 12 août 2018

Messes en Semaine du 15 juillet au 12 août
Les Lundi
• 18 h 30 : Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)


Vendredi 20 Juillet                                                    St Apollinaire, évêque et martyr (+IIè siècle)
16 h 45 : Messe  à l’EHPAD (Hédé)

Jeudi 26 Juillet                                                                       Ste Anne, patronne de la Bretagne 
  • Messe à 11 h 00, église de la Sainte Trinité (Tinténiac)

Vendredi 03 août :
16 h 45 : Messe  à l’EHPAD (Hédé)

Vendredi 10 août                                                                 St Laurent, diacre et martyr (+258)

• 14 h 45 : Messe à la Maison de Retraite Sainte Anne (Tinténiac)

SEMAINE LITURGIQUE DU 1ER AU 7 JUILLET 2018

SEMAINE LITURGIQUE

SAMEDI 30 Juin                                                                                 1er Martyrs de l’Eglise de Rome
18 h 00, Messe en l’église de Saint Ouen (Les Iffs)

DIMANCHE 1er Juillet                                           Solennité de St Pierre & St Paul, Apôtres
10 h 30, Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)
18 h 30, Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)

LUNDI 2 Juillet                                                                                       
• 18 h 30 : Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)

MARDI 3 Juillet                                                                        Fête de l’Apôtre Saint Thomas
• 18 h 30 : Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)
             
MERCREDI 4 Juillet    St Goulven, évêque de Léon & Ste Elisabeth, reine du Portugal (+1336)
• 18 h 30 : Messe en l’église St Ouen (Les Iffs)
16 H 30, CHAPELET POUR LES FAMILLES, LES DEFUNTS & LES MALADES : EGLISE DE ST BRIEUC DES IFFS

JEUDI 5 Juillet     St Antoine-Marie Zaccaria, fondateur des Bernabites (+1539) & St Marse, évêque
• 09 h 00 : Messe en l’église St Pierre (La Chapelle Chaussée)
• 18 h 00 : Office des Vêpres en l’église de l’Assomption (Hédé)

VENDREDI 6 Juillet                                                                     Ste Maria Goretti (+1902)
• 16 h 45 : Messe à l’EHPAD (Hédé)
• 18 h 30 : Messe en l’église St Pierre-St Paul de Québriac suivie de l’adoration Eucharistique

SAMEDI 7 Juillet                                                                                 
18 h 00, Messe en l’église de Saint Symphorien (St Symphorien)

DIMANCHE 8 Juillet                                                               14ème Dimanche du Temps Ordinaire
11 h 00, Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)