Cathédrale Saint Samson de Dol

Église Saint-Maclou de Rouen

Vie Spirituelle : "En apprenant à prier je nourris ma prière, en m’adressant à Dieu comme Père et en priant-avec-les-autres, en priant avec l’Église"

« (…) Comment puis-je apprendre à prier, comment puis-je grandir dans ma prière ? 
En regardant le modèle que nous a enseigné Jésus, le Notre Père, nous voyons que le premier mot est « notre » et le deuxième est « Père ». 
La réponse est donc claire : en apprenant à prier je nourris ma prière, en m’adressant à Dieu comme Père et en priant-avec-les-autres, en priant avec l’Église, en acceptant le don de ses mots, qui deviennent peu à peu familiers et riches de sens. 
Le dialogue que Dieu établit avec chacun de nous, et nous avec Lui, dans la prière inclut toujours un « avec » : on ne peut pas prier Dieu de manière individualiste. Dans la prière liturgique, surtout l’Eucharistie, et — formés par la liturgie — dans toute prière, nous ne parlons pas uniquement en tant qu’individus, mais nous entrons dans le « nous » de l’Église qui prie. Et nous devons transformer notre « moi » en entrant dans ce « nous ».
Je voudrais rappeler un autre aspect important. Dans le Catéchisme de l’Église catholique nous lisons : « Dans la liturgie de la Nouvelle Alliance, toute action liturgique, spécialement la célébration de l’Eucharistie et des sacrements, est une rencontre entre le Christ et l’Église » (n. 1097) ; donc c’est le « Christ total », toute la Communauté, le Corps du Christ uni à son Chef qui célèbre. 
La liturgie n’est alors pas une sorte d’« auto-manifestation » d’une communauté, mais c’est en revanche une manière de sortir du simple « être-soi-même », être enfermés en soi-même, et d’accéder au grand banquet, d’entrer dans la grande communauté vivante, dans laquelle Dieu lui-même nous nourrit. 
La liturgie implique universalité et ce caractère universel doit entrer toujours à nouveau dans la conscience de tous.
La liturgie chrétienne est le culte du temple universel qu’est le Christ ressuscité, dont les bras sont ouverts sur la croix pour attirer tous les hommes dans l’accolade d’amour éternel de Dieu. C’est le culte du ciel ouvert. Ce n’est jamais seulement l’événement d’une communauté singulière, ayant une place particulière dans le temps et dans l’espace. 
Il est important que tout chrétien se sente et soit réellement inséré dans ce « nous » universel, qui fournit le fondement et le refuge au « moi », dans le Corps du Christ qu’est l’Église.
En cela, nous devons avoir à l’esprit et accepter la logique de l’incarnation de Dieu : il s’est fait proche, présent, en entrant dans l’histoire et dans la nature humaine, en se faisant l’un de nous. Et cette présence se poursuit dans l’Église, son Corps.
Autel  du 6è ou 7è siècle pour la célébration de l'Eucharistie
La liturgie n’est alors pas le souvenir d’événements passés, mais la présence vivante dans le Mystère pascal du Christ qui transcende et unit les temps et les espaces. Si dans la célébration n’émerge pas la place centrale du Christ, nous n’aurons pas une liturgie chrétienne, totalement dépendante du Seigneur et soutenue par sa présence créatrice. Dieu agit par l’intermédiaire du Christ et nous ne pouvons agir que par son intermédiaire et en Lui. 
Chaque jour doit croître en nous la conviction que la liturgie n’est pas notre « action », mon « action » mais l’action de Dieu en nous et avec nous. Par conséquent, ce n’est pas l’individu — prêtre ou fidèle — ou le groupe qui célèbre la liturgie, mais elle est avant tout action de Dieu à travers l’Église, qui a son histoire, sa riche tradition et sa créativité.
Cette universalité et ouverture fondamentale, qui est propre à toute la liturgie, est l’une des raisons pour laquelle elle ne peut pas être conçue ou modifiée par une communauté singulière ou par des experts, mais elle doit être fidèle aux formes de l’Église universelle. (…) 
Demandons au Seigneur de nous enseigner chaque jour à vivre la sainte liturgie, en particulier la Célébration eucharistique, en priant dans le «nous» de l’Eglise, qui porte son regard non pas sur elle-même, mais sur Dieu et en sentant que nous sommes une partie de l’Eglise vivante de tous les lieux et de tous les temps. Merci". 
Extrait de la catéchèse du Pape Benoît XVI du 03 octobre 2012
Source : Vatican 

Saint Benoît

Vie Spirituelle : "la prière chrétienne consiste à nous tourner constamment et de manière toujours nouvelle vers le Christ"

Christ pantocrator -Basilique Sainte-Sophie (Istanbul)
« (…) La sainte liturgie, qui — comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique — est « participation à la prière du Christ, adressée au Père dans l’Esprit Saint. En elle toute prière chrétienne trouve sa source et son terme » (n. 1073). Je voudrais aujourd’hui que nous nous demandions : dans ma vie, est-ce que je réserve une place suffisante à la prière et, surtout, quelle place a dans ma relation avec Dieu la prière liturgique, en particulier la Messe, comme participation à la prière commune du Corps du Christ qui est l’Église ? 
En répondant à cette question, nous devons nous rappeler tout d’abord que la prière est la relation vivante des fils de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ et avec l’Esprit Saint (cf. ibid., n. 2565). La vie de prière consiste donc à être de manière habituelle en présence de Dieu et à en avoir conscience, à vivre en relation avec Dieu comme nous vivons les relations habituelles de notre vie, celles avec les membres les plus chers de notre famille, avec nos vrais amis ; c’est même cette relation avec le Seigneur qui donne la lumière à toutes nos autres relations. 
Cette communion de vie avec Dieu, Un et Trine, est possible car à travers le baptême nous avons tous été insérés dans le Christ, nous avons commencé à être un avec Lui (cf. Rm 6, 5). En effet, ce n’est qu’en Christ que nous pouvons dialoguer avec Dieu le Père comme des fils, autrement cela n’est pas possible, mais en communion avec le Fils nous pouvons nous aussi dire, comme Il l’a dit : « Abbà ». En communion avec le Christ nous pouvons connaître Dieu comme Père véritable (cf. Mt 11, 27). 
C’est pourquoi la prière chrétienne consiste à nous tourner constamment et de manière toujours nouvelle vers le Christ, à parler avec Lui, à demeurer en silence avec Lui, à l’écouter, à agir et à souffrir avec Lui. Le chrétien redécouvre sa véritable identité en Christ, « premier-né de toute créature », dans lequel toute chose subsiste (cf. Col 1, 15sq). En m’identifiant à Lui, en étant un avec Lui, je redécouvre mon identité personnelle, celle de véritable fils qui regarde Dieu comme un Père plein d’amour.
Mais n’oublions pas : nous découvrons le Christ, nous le connaissons comme Personne vivante, dans l’Église. Celle-ci est « son Corps ». Cette corporéité peut être comprise à partir des paroles bibliques sur l’homme et sur la femme : les deux seront une seule chair (cf. Gn 2, 24 ; Ep 5, 30sq ; 1 Co 6, 16s). Le lien indissoluble entre le Christ et l’Église, à travers la force unifiante de l’amour, n’annule pas le « toi » et le « moi », mais les élève au contraire à leur unité la plus profonde. 
Trouver sa propre identité en Christ signifie parvenir à une communion avec Lui, qui ne m’annule pas, mais qui m’élève à la plus haute dignité, celle de fils de Dieu dans le Christ : « L’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus » (Enc. Deus caritas est, n. 17). Prier signifie s’élever à la hauteur de Dieu, à travers une transformation progressive nécessaire de notre être. Ainsi, en participant à la liturgie, nous faisons nôtre la langue de la mère Église, nous apprenons à parler en elle et pour elle. 
Naturellement, comme je l’ai déjà dit, cela a lieu de manière progressive, peu à peu. Je dois me plonger progressivement dans les paroles de l’Église, avec ma prière, avec ma vie, avec ma souffrance, avec ma joie, avec ma pensée. C’est un chemin qui nous transforme". 
Extrait de la catéchèse du Pape Benoît XVI du 03 octobre 2012
Source : Vatican

Vie Spirituelle : "La liturgie est un domaine privilégié dans lequel Dieu parle à chacun de nous, ici et maintenant, et attend notre réponse"

Pape François célébrant l'Eucharistie
« Il y a encore un autre «espace» précieux, une autre «source» précieuse pour grandir dans la prière, une source d’eau vive très étroitement liée à la précédente. Je veux parler de la liturgie, qui est un domaine privilégié dans lequel Dieu parle à chacun de nous, ici et maintenant, et attend notre réponse. La première exigence pour une bonne célébration liturgique est qu’elle soit prière, écoute tout d’abord puis réponse. 
Qu’est-ce que la liturgie ? Si nous ouvrons le Catéchisme de l’Église catholique — aide toujours précieuse, dirais-je et indispensable — nous pouvons lire qu’à l’origine, le terme « liturgie » signifie « service de la part de/et en faveur du peuple » (n. 1069). Si la théologie chrétienne a emprunté ce mot du monde grec, elle l’a évidemment fait en pensant au nouveau Peuple de Dieu né du Christ, qui a ouvert ses bras sur la Croix pour unir les hommes dans la paix de l’unique Dieu. « Service en faveur du peuple », un peuple qui n’existe pas en soi, mais qui s’est formé grâce au Mystère pascal de Jésus Christ. 
En effet, le Peuple de Dieu n’existe pas en vertu de liens de sang, de territoire, de nation, mais il naît toujours de l’œuvre du Fils de Dieu et de la communion avec le Père qu’il nous obtient. Le Catéchisme indique en outre que « dans la tradition chrétienne (le mot “liturgie”) veut signifier que le Peuple de Dieu prend part à l’œuvre de Dieu » (n. 1069), car le Peuple de Dieu en tant que tel n’existe que par l’œuvre de Dieu. C’est ce que nous a rappelé le développement même du Concile Vatican II, qui débuta ses travaux, il y a cinquante ans (…) 

Sainte Anne d'Auray

Saints Louis et Zélie Martin : une année jubilaire à Alençon

Annonces du 15 juillet au 12 août 2018

Messes en Semaine du 15 juillet au 12 août
Les Lundi
• 18 h 30 : Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)


Vendredi 20 Juillet                                                    St Apollinaire, évêque et martyr (+IIè siècle)
16 h 45 : Messe  à l’EHPAD (Hédé)

Jeudi 26 Juillet                                                                       Ste Anne, patronne de la Bretagne 
  • Messe à 11 h 00, église de la Sainte Trinité (Tinténiac)

Vendredi 03 août :
16 h 45 : Messe  à l’EHPAD (Hédé)

Vendredi 10 août                                                                 St Laurent, diacre et martyr (+258)

• 14 h 45 : Messe à la Maison de Retraite Sainte Anne (Tinténiac)

SEMAINE LITURGIQUE DU 1ER AU 7 JUILLET 2018

SEMAINE LITURGIQUE

SAMEDI 30 Juin                                                                                 1er Martyrs de l’Eglise de Rome
18 h 00, Messe en l’église de Saint Ouen (Les Iffs)

DIMANCHE 1er Juillet                                           Solennité de St Pierre & St Paul, Apôtres
10 h 30, Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)
18 h 30, Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)

LUNDI 2 Juillet                                                                                       
• 18 h 30 : Messe en l’église de la Ste Trinité (Tinténiac)

MARDI 3 Juillet                                                                        Fête de l’Apôtre Saint Thomas
• 18 h 30 : Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)
             
MERCREDI 4 Juillet    St Goulven, évêque de Léon & Ste Elisabeth, reine du Portugal (+1336)
• 18 h 30 : Messe en l’église St Ouen (Les Iffs)
16 H 30, CHAPELET POUR LES FAMILLES, LES DEFUNTS & LES MALADES : EGLISE DE ST BRIEUC DES IFFS

JEUDI 5 Juillet     St Antoine-Marie Zaccaria, fondateur des Bernabites (+1539) & St Marse, évêque
• 09 h 00 : Messe en l’église St Pierre (La Chapelle Chaussée)
• 18 h 00 : Office des Vêpres en l’église de l’Assomption (Hédé)

VENDREDI 6 Juillet                                                                     Ste Maria Goretti (+1902)
• 16 h 45 : Messe à l’EHPAD (Hédé)
• 18 h 30 : Messe en l’église St Pierre-St Paul de Québriac suivie de l’adoration Eucharistique

SAMEDI 7 Juillet                                                                                 
18 h 00, Messe en l’église de Saint Symphorien (St Symphorien)

DIMANCHE 8 Juillet                                                               14ème Dimanche du Temps Ordinaire
11 h 00, Messe en l’église Notre Dame de l’Assomption (Hédé)